Comme vous l’avez vu dans la dernière vidéo, ça va vite à bord du Paprec Arkéa. Yoann file comme une flèche depuis le début de la semaine pour réduire la distance avec Charlie Dalin. L’enjeu n’est pas tant de lui piquer la tête du classement – Yoann est un homme patient - mais de ne pas laisser Charlie Dalin embarquer tout seul dans la prochaine dépression. Et, au risque de la double peine, de ne pas se laisser piéger dans la zone sans vent qui suit.
Car comme vous le savez désormais, l’océan dans cette zone vit une succession de tempêtes féroces, suivies de zones sans vents plus ou moins étendues, ce que les marins appellent des « dorsales ». Les skippers alternent donc entre course échevelée et freinage frustrant. Pour faire la trajectoire idéale, et la plus rapide, il faut surfer la dépression, donc les bords de cette tempête, où le vent est parfait pour filer tout droit et lâcher les chevaux.
En gros, et pour faire simple, sur le prochain tronçon de cette course, l’objectif pour Yoann est d’attraper le TGV dans lequel Charlie va monter et de ne pas rester planté en gare.
La pression s’accroît sur Charlie et même sur Yoann, avec le groupe des sept premiers qui a réduit son écart ses dernières 48 heures et compte bien prendre un billet pour monter dans le train de la victoire.